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"Ravage", le chien de
garde La Conciergerie,
renforcée par quatre fortes tours, était un palais avant d’être converti en
prison. Le concierge était le gouverneur de la prison.Pendant la Révolution Française, la Conciergerie fut surnommée "l’antichambre de la mort", car les prisonniers y étaient transférés lorsqu'approchait l’heure de la guillotine. En 2 ans, cette prison accueillit 2700 prisonniers, dont Robespierre et Marie-Antoinette. Sous l’Empire, la Conciergerie continua d’accueillir des personnalités comme Cadoudal, le Comte de la Valette ou bien le Maréchal Ney. Sous la Convention, des
dogues(1) furent utilisés comme gardiens dans cette illustre prison. "On peut corrompre Ravage avec un assignat de 100 sous et un paquet de pieds de mouton" Le pauvre chien, victime de sa gourmandise, dut s’acquitter d’un bon sermon et d’une bonne journée de cachot.
(1) Le dogue de Bordeaux, très répandue sous la Révolution et le 1er
Empire, était surtout utilisé comme chien de garde dans les prisons et les
domaines de la grande bourgeoisie.
(gravure d'époque anonyme) |
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Les chiens de garde
Des travaux de réparations et d’embellissements étaient à réaliser et, sous la direction des architectes Percier et Fontaine, l’entrepreneur chargé des travaux avait envoyé des ouvriers au château à partir du 30 janvier 1800. À cette époque, il fallait, pour la sécurité du Premier Consul, redoubler de prudence. Une Garde Consulaire faisait, jour et nuit, le service auprès de Napoléon, mais Étienne, Charvet, le concierge de ces lieux, était méfiant, et avait trouvé un moyen efficace pour la garde du château. Constant, le valet de chambre de Napoléon, nous raconte, à ce sujet, l’anecdote suivante : Le concierge de la Malmaison, qui avait toute la
confiance de ses maîtres, entre autres moyens de défense et de surveillance
imaginés par lui, pour mettre la demeure et la personne du premier Consul à
l’abri d’un coup de main,
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Le chien "à la demi-solde", fut le sobriquet d’un chien qui fut un jour de 1808, recueilli par le planton du Ministère de l’Administration de la Guerre, rue de Varennes, à Paris. L’intrépide chien, qui avait réussi à mettre en fuite des voleurs, reçut, comme gratification, une pension annuelle, que lui octroya le Ministre, Jean-François Dejean. Dès lors, l’héroïque animal fut utilisé comme chien de garde au ministère et nourrit, chaque jour, convenablement grâce à la pension. En 1810 arriva un nouveau ministre. Très vite, celui-ci décida, pour des raisons économiques, de nouvelles réformes. Le chien de garde fut, hélas, la première "victime" de ces amendements : un traitement moins favorable et un sobriquet qu’il conservera jusqu'à sa mort. Un article de presse lui a été consacré, au moment de sa mort, dans le journal Bruxellois L’Oracle en 1816. Voici, ce que rapporta le journal : De Paris, le 12 août 1816. Le chien de l’administration de la Guerre, dit un de nos journaux, vient de mourir. On se rappelle que ce fidèle animal sauva, en 1808, la première nuit où il reçut l’hospitalité, la caisse du ministère, que des voleurs cherchaient à enlever. Pour récompenser ce service, le ministre alors en place accorda une pension de 150 francs au chien, que le portier fut chargé de nourrir. Son successeur, M. le comte de Cessac, voulant apporter de l’économie dans toutes les branches du service, jugea à propos de diminuer de moitié la pension du précieux animal, ce qui lui fit donner le nom de chien "à la demi-solde".
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