HOMMAGE AU CHEVAL ... HOMMAGE AU CHEVAL ... HOMMAGE AU CHEVAL ...

"La plus belle conquête que l’homme ait jamais faite", écrira, avec beaucoup de justesse, le célèbre naturiste Français Buffon.
Dans "L'esprit des bêtes", Alphonse Toussenel, écrivain animalier Français, mettra l’accent, lui, sur la grande complicité du chien et du cheval et d’ajouter, je cite :

"Le cheval est la première conquête du chien, c’est un des pivots de la tribu patriarcale. [...] Il est connu que les chevaux et les chiens gaulois prenaient parti dans toutes les batailles pour leurs maîtres."
 

Le chien et le cheval par John Femeley Sr
Le chien et le cheval par John Femeley Sr


Décrites comme de véritables "ouragans", les charges de la cavalerie de la Grande Armée resteront mémorables dans les annales guerrières napoléoniennes.
Le cheval fut sans conteste, pour le cavalier de l’époque, le compagnon d’armes, trop souvent oublié, de tous les combats et de toutes les souffrances. Il payera, hélas, un très lourd tribut, notamment, durant les guerres de la révolution et de l’Empire.
Au début de l’Empire, il y avait un peu plus de 2 millions de chevaux en France, dont près de 140 000 qui appartenaient à l'armée.
De 1805 à 1815, environ 200 000 chevaux resteront couchés sur les champs de bataille dont plus de 50 000 lors de la tragique campagne de Russie de 1812.

Avec les guerres incessantes, l’approvisionnement pour l’armée devint particulièrement difficile après 1812.

En 1805, Napoléon fit renaître les haras et les courses hippiques. Ces courses étaient assez rares sous l’ancien régime et l'Empereur, qui tenait beaucoup aux courses de chevaux, est, peut-être, considéré aujourd’hui, comme le véritable fondateur du sport hippique en Europe.
Il eut jusqu’à 23 courses de chevaux en 1813. Après la chute de l’Empire, en 1815, ces courses tombèrent en déliquescence.
 

Course de chevaux sous le 1er Empire par Debucourt d'après Carle Vernet
Course de chevaux sous le 1er Empire par Debucourt d'après Carle Vernet


Je ne peux que trop vous conseiller de découvrir le remarquable ouvrage de mon ami, Philippe Osché, "Les chevaux de Napoléon", ainsi que son, non moins remarquable, site Internet, dédié, lui aussi, à cet exceptionnel animal.

http://www.chevaux-de-napoleon.net 

 

  Cheval et chien par George StubbsLa mort du Trompette par Horace Vernet
         Cheval et chien par George Stubbs                  La mort du Trompette par Horace Vernet

 

 
Cheval et chien par Horace Vernet
Cheval et chien par Horace Vernet

 

Illustration de JOB
Chien et cheval par JOB



cliché de 1911 - Musée de l'Armée, Paris - coll. de l'auteur cliché de 1911 - Musée de l'Armée, Paris - coll. de l'auteur

Le chien des Abruzzes et le Vizir, cheval (entier arabe) de Napoléon
( 1793-1826). Offert par le Sultan de Turquie.

Ce cheval fut emmené par l'Empereur à l'île d'Elbe en 1814.
Les voici ici tous deux empaillés et présentés au Musée de l'Armée à Paris.
 
( Clichés  vers 1911 - Musée de l'Armée, Paris - coll. de l'auteur ) 




Les Cuirassiers

Illustration de M. Mahut
Illustration de M. Mahut

Au milieu de la bataille,
Sur les étriers de leurs grands chevaux,
Grisés par le sang, la mitraille,
Les cuirassiers chargent au galop.

C’est la charge, c’est la foudre,
C’est l’assaut dans le sang et dans la poudre,
L’ennemi s’enfuit, l’épée dans les reins,
Laissant tous ses morts sur le terrain.

Les cuirassiers sur les étriers
De leurs grands chevaux,
Pour mieux boire à la victoire
Remettent vivement les sabres au fourreau.
 




NON !
UN CHEVAL CA NE SE MANGE PAS !